Angoisse de séparation enfant : comment apaiser vos matins
L’angoisse de séparation enfant culmine généralement entre 8 et 18 mois, une période où votre petit prend conscience qu’il est une personne distincte sans encore maîtriser la permanence de l’objet.
Il est épuisant de voir son enfant en larmes chaque matin, mais cette réaction prouve surtout la solidité de votre lien affectif. Nous allons décoder cette étape normale du développement et vous donner des clés concrètes, comme le rituel court ou l’histoire personnalisée, pour apaiser vos départs.
- Angoisse de séparation enfant : une étape normale
- Signes visibles de l’anxiété chez le jeune enfant
- 3 conseils pour un rituel d’au revoir efficace
- Importance de la posture parentale et du doudou
- Comment réagir si les pleurs s’éternisent ?
- Notre livre personnalisé pour préparer le lendemain
- Critères pour consulter un spécialiste de l’enfance
Angoisse de séparation enfant : une étape normale
L’angoisse de séparation culmine entre 8 et 18 mois, marquant l’acquisition de la permanence de l’objet. Cette phase de développement cognitif normal témoigne d’un attachement sécure et d’une maturation cérébrale saine, garantissant la sécurité affective de votre enfant.
C’est le moment charnière où votre petit comprend que les individus continuent d’exister, même s’ils sortent de son champ de vision immédiat.
Comprendre ces mécanismes permet de transformer vos départs matinaux en moments de transition apaisés plutôt qu’en déchirements systématiques.
Les mécanismes de l’attachement chez le petit
Votre présence constitue une base de sécurité indispensable pour votre enfant. Plus il se sent protégé par vous, plus il osera explorer son environnement. Ce socle affectif solide prépare ses futures aventures en toute confiance.
La distance physique est perçue de manière radicale par le tout-petit. Pour lui, votre absence visuelle ressemble souvent à une disparition définitive. Cette incompréhension temporaire génère naturellement une inquiétude vive lors de chaque départ.
Le besoin de proximité constante sert à réguler son stress interne. Le contact physique avec vous apaise immédiatement son système nerveux encore immature. C’est une réaction biologique saine pour retrouver son calme intérieur.

La permanence de l’objet et la mémoire
Votre enfant ne saisit pas encore que vous existez hors de sa vue. Cette limite cognitive est tout à fait temporaire. Il apprend simplement à se représenter le monde différemment.
Son cortex préfrontal est en pleine maturation. Cette zone cérébrale gère progressivement la notion de temps. L’attente devient ainsi plus supportable avec les mois qui passent.
Sa mémoire de travail joue un rôle fondamental ici. Elle lui permet de garder une image mentale rassurante de vous. Cette trace interne le soutient durant votre absence.
L’évolution vers la compréhension du retour se fait naturellement. C’est un apprentissage complexe qui demande de la patience. Votre enfant finit toujours par intégrer cette certitude.
Pourquoi ce n’est pas un échec parental
Il est temps de déconstruire la culpabilité liée aux pleurs matinaux. Ces larmes ne signifient absolument pas que vous agissez mal. Elles expriment simplement un amour profond, exclusif et une confiance totale envers vous.
Valorisez plutôt la solidité de votre lien affectif. Un enfant qui manifeste ouvertement son mécontentement se sent assez en sécurité pour s’exprimer. C’est la preuve d’une relation authentique et protectrice.
Rappelez-vous que chaque petit progresse à son propre rythme. La comparaison avec les autres enfants est souvent trompeuse et totalement inutile. Vous faites un travail formidable en accompagnant ses émotions.
Pour apaiser ces moments, nous avons conçu un livre où votre enfant est le héros. En mettant en scène une séparation suivie de retrouvailles heureuses, ce rituel prépare doucement le lendemain. Nous vous invitons à essayer l’exemple réel disponible sur cette page, en version fille ou garçon.
Signes visibles de l’anxiété chez le jeune enfant
Au-delà des pleurs, l’anxiété se manifeste par des signaux corporels et comportementaux très précis que vous pouvez apprendre à repérer.
Cette phase débute souvent vers 8 mois et culmine entre 8 et 18 mois. Elle prouve la solidité de votre lien et l’éveil de son indépendance.
Manifestations physiques lors du départ
Votre enfant s’agrippe fermement à votre cou ou à vos vêtements. Il utilise toute sa force physique pour empêcher votre départ. Ce contact serré traduit son besoin vital de sécurité immédiate.
Le stress provoque des réactions somatiques visibles comme des rougeurs cutanées. Vous observerez parfois une transpiration soudaine. Les pleurs deviennent alors son unique langage pour évacuer cette tension brute.
- Tension musculaire
- Rythme cardiaque accéléré
- Sanglots convulsifs
- Refus de lâcher la main
Changements de comportement au quotidien
Les troubles du sommeil apparaissent souvent durant ces périodes. Votre petit peine à s’endormir seul. Il sollicite votre présence rassurante plusieurs fois par nuit.
Observez attentivement son appétit lors des repas. L’insécurité peut rendre un enfant soudainement sélectif. Certains mangent nettement moins quand ils se sentent dépassés.
Des régressions passagères peuvent survenir. Votre enfant adopte alors un comportement plus « bébé » pour obtenir votre réassurance.
Soyez tranquilles, ces phases restent temporaires. La stabilité de vos routines ramènera rapidement le calme.
Variations d’humeur d’un jour à l’autre
L’inconstance des réactions peut vous dérouter. Un enfant sera serein le lundi matin. Pourtant, il sera totalement inconsolable le lendemain sans raison apparente.
La fatigue accumulée pèse lourdement sur sa gestion émotionnelle. Le manque de sommeil rend les séparations insupportables. Les changements de rythme brisent ses repères essentiels.
L’environnement global influence directement sa capacité à se détacher. Une simple tension domestique impacte son sentiment de sécurité intérieure.
Nous avons conçu un livre où votre enfant devient le héros. Cette histoire personnalisée, disponible en version fille ou garçon, permet de mettre en scène les retrouvailles. Nous vous invitons à essayer l’exemple réel sur cette page pour préparer sereinement le lendemain.
3 conseils pour un rituel d’au revoir efficace
Pour apaiser ces tensions matinales, la mise en place d’habitudes structurantes transforme radicalement l’expérience de la séparation.
La brièveté pour sécuriser l’enfant
Écourter le départ réduit l’anxiété. Un au revoir qui s’éternise alimente le stress de l’attente chez votre petit. En optant pour une séparation nette, vous l’aidez à s’investir plus rapidement dans ses activités et à passer à autre chose.
La constance reste votre meilleure alliée. Répétez les mêmes gestes et les mêmes mots chaque matin. Ce cadre prévisible offre à votre enfant des repères stables qui le sécurisent face à l’inconnu de la journée.
- Un bisou rapide.
- Une phrase clé identique.
- Un passage de relais immédiat au personnel.
- Un départ sans retour en arrière.
L’interdiction de partir en cachette
Disparaître sans prévenir est une erreur fréquente. Si vous partez en douce, votre enfant perd confiance en votre présence. Ce sentiment d’imprévisibilité nourrit une peur constante de vous voir vous évaporer à tout moment.
Annoncer votre départ est donc primordial pour son équilibre. Même si les pleurs surgissent, il sait que vous ne l’avez pas abandonné. Cette clarté renforce son sentiment de sécurité intérieure et la solidité de votre lien affectif.
Ne partez jamais en cachette : cela augmente l’anxiété et le sentiment d’abandon. Le départ doit toujours être clair et annoncé, même s’il déclenche des larmes.
Valorisez toujours l’honnêteté émotionnelle avec lui. Dire « je pars » permet à l’enfant de traiter l’information en temps réel. Il n’a pas à subir le choc d’une absence soudaine qu’il ne comprendrait pas.
La promesse de retour concrète
Le temps est une notion abstraite pour les plus jeunes. Évitez de dire « à 17 heures », car cela ne signifie rien pour eux. Préférez des repères liés à leur quotidien, comme « après le goûter » ou « après la sieste ».
Utilisez des phrases simples qui lient votre retour à une action. Dites par exemple : « Je reviens te chercher quand tu auras fini de jouer dehors ». Cela transforme l’attente en un événement concret et compréhensible pour lui.
| Moment de la journée | Repère pour l’enfant | Phrase type |
|---|---|---|
| Matin | Accueil et jeux | « Je te confie à ton éducateur. » |
| Midi | Repas à la cantine | « C’est le moment de manger avec tes copains. » |
| Sieste | Temps du dodo | « Tu vas te reposer un peu. » |
| Goûter | Fin des activités | « Je reviens quand tu auras fini ton gâteau. » |
Pour ancrer ces habitudes, nous avons conçu un livre personnalisé où votre enfant devient le héros. Cette histoire, à lire ensemble le soir, met en scène une séparation réussie. Nous vous invitons à essayer cet exemple interactif, disponible en version fille ou garçon, pour préparer sereinement le lendemain.
Importance de la posture parentale et du doudou
Votre propre attitude et le recours à des objets familiers constituent les piliers du soutien émotionnel durant votre absence. En adoptant une posture sereine, vous offrez à votre enfant un ancrage solide.
Le rôle du doudou comme pont affectif
L’objet transitionnel est un véritable pont psychique. Ce doudou porte votre odeur et celle de la maison. Il rassure ainsi votre enfant en permanence durant vos absences.
Laissez cet objet à sa disposition lors des moments de fatigue. Il sert de substitut symbolique à votre présence physique. Ce compagnon aide à gérer la frustration du manque quotidien.
Choisissez un objet imprégné de votre parfum. Gardez-le accessible pendant les siestes ou les chagrins pour réguler efficacement le stress de la séparation.
Ne punissez jamais votre petit en lui retirant son doudou. C’est un outil de régulation émotionnelle indispensable. Il favorise son autonomie et sa créativité naissante.
Gérer ses propres émotions de parent
Votre enfant fonctionne comme un miroir émotionnel. Si vous montrez de l’inquiétude, il pensera que l’endroit est dangereux. Votre calme est sa première source de sécurité.
Respirez profondément avant d’entrer dans la crèche ce matin. Affichez un visage confiant et serein pour transmettre votre assurance. Votre certitude apaise immédiatement ses propres craintes.
Acceptez votre culpabilité uniquement en dehors de sa présence. Il est normal d’être touché par ses pleurs. Gardez pourtant cette émotion pour plus tard, une fois seul.
Nommer et valider l’émotion sans la nier
Apprenez à mettre des mots simples sur son vécu. Dites par exemple : « Je vois que tu es triste que je parte ». Cela valide instantanément son ressenti profond.
Évitez de minimiser sa peine avec des phrases toutes faites. Ne dites pas que ce n’est rien. Pour lui, c’est un moment intense qui mérite votre empathie.
Se sentir compris permet à l’enfant de relâcher la tension nerveuse. L’empathie apaise son système d’alerte. Les retrouvailles n’en seront que plus sereines et joyeuses le soir.
Nous avons écrit ce livre : le livre où votre enfant est le héros. Il existe en version fille et garçon. Invitez explicitement votre petit à essayer cet exemple réel encastré dans cette page en téléchargeant le PDF.
Comment réagir si les pleurs s’éternisent ?
Malgré vos efforts, certaines matinées restent difficiles et demandent une gestion plus spécifique de la crise.
La gestion de l’agrippement physique
Proposez des gestes doux. Décrochez ses mains avec tendresse mais fermeté. Expliquez que vous devez maintenant y aller.
Expliquez le passage de relais. Confiez votre enfant directement dans les bras de l’éducateur ou de l’enseignante. Ils sauront prendre le relais pour le consoler.
Partez sans hésiter une fois le transfert fait. Votre hésitation prolongerait inutilement la détresse de votre enfant.
Influence des changements de vie
Analysez l’impact du contexte. Un déménagement ou l’arrivée d’un bébé fragilise temporairement les acquis de la séparation.
Adaptez votre réponse. Soyez encore plus patient durant ces périodes de transition. Le besoin de réassurance est alors démultiplié par la nouveauté.
Maintenez les rituels habituels. La stabilité des horaires compense l’instabilité des changements extérieurs.
Le moment des retrouvailles
Valorisez le temps de réunion. Montrez votre joie de le retrouver. Ce moment répare le stress de la journée écoulée.
Évitez de reparler des pleurs du matin. Restez sur une note positive. Demandez-lui plutôt ce qu’il a aimé faire aujourd’hui.
Consacrez un temps exclusif. Dix minutes de présence totale suffisent souvent à remplir son réservoir affectif pour la soirée.
Pour apaiser ces tensions, nous avons conçu un outil précieux : le livre où votre enfant est le héros. Il s’agit de notre produit, pensé pour transformer l’angoisse en complicité. Ce récit existe en version fille et en version garçon, permettant à votre petit de s’identifier totalement. Un exemple réel et complet est encastré dans cette page. Vous pouvez basculer entre les variantes et télécharger le PDF. Nous vous invitons explicitement à essayer cet exemple pour instaurer, dès la veille au soir, un geste concret et rassurant.
Notre livre personnalisé pour préparer le lendemain
Pour anticiper ces moments délicats, nous avons conçu un outil ludique qui place votre enfant au centre de son propre récit.
L’enfant héros de sa propre transition
Nous avons créé ce livre pour que votre enfant devienne le protagoniste de l’histoire. Il se voit réussir ses journées. Il apprend surtout à gérer ses émotions avec brio.
En se projetant dans le personnage, il intègre plus facilement les étapes clés. Le départ et le retour deviennent des moments prévisibles. Son anxiété diminue naturellement.
La mise en scène de son quotidien offre un cadre rassurant. Chaque page transforme une routine en aventure maîtrisée. L’expérience globale reste positive et encourageante.
Un geste symbolique la veille au soir
Lire ce récit le soir permet de discuter calmement du lendemain. Vous préparez le terrain en douceur. Cela évite les surprises stressantes au réveil.
La répétition est ici votre meilleure alliée pour sécuriser l’enfant. Plus il entend l’histoire, plus le schéma lui semble familier. La séparation devient alors un événement normal.
Ce temps de lecture partagé renforce votre lien affectif. Vous créez une bulle de complicité nécessaire avant la nuit. C’est un moment de tendresse absolue.
Essayer l’exemple interactif fille ou garçon
Nous vous invitons à tester l’exemple interactif sur cette page. Vous pouvez basculer entre la version fille et garçon en un clic. L’essai est immédiat.
Visualisez sans attendre le rendu avec le prénom de votre enfant. Le texte s’adapte pour refléter sa réalité. C’est le livre où votre enfant est le héros.
Vous avez la possibilité de télécharger le PDF complet pour votre lecture. Essayez cette version pour voir l’impact positif sur vos rituels. Votre quotidien deviendra plus serein.
Critères pour consulter un spécialiste de l’enfance
Si malgré toutes ces approches la situation ne s’améliore pas, un regard extérieur peut s’avérer nécessaire pour débloquer la situation.
Distinguer l’anxiété normale du trouble
Prêtez attention à la durée des manifestations. Si les pleurs intenses persistent au-delà de quatre semaines, une consultation est recommandée. Ce délai permet de différencier une phase passagère d’un trouble réel.
Identifiez les signes persistants durant la journée. Inquiétez-vous si votre enfant reste prostré ou refuse catégoriquement de jouer à la crèche. La détresse ne doit pas devenir un état permanent pour lui.
Observez attentivement l’impact sur sa vie sociale. Un repli sur soi massif ou un isolement inhabituel nécessite une attention particulière. Votre vigilance est ici votre meilleure alliée pour agir tôt.
Consultez si : les pleurs durent plus de 4 semaines, l’enfant reste prostré toute la journée ou s’il y a un retrait social massif.
Les interlocuteurs pour un accompagnement
Orientez-vous d’abord vers votre pédiatre traitant. Il demeure votre premier interlocuteur privilégié pour écarter toute cause physique. Ce professionnel vérifiera également le bon déroulement du développement global.
Évoquez ensuite le psychologue spécialisé. Quelques séances suffisent souvent à dénouer des blocages émotionnels familiaux complexes. Cela apaise globalement le climat à la maison et rassure chacun des membres.
Pour vous aider, voici les experts vers qui vous tourner :
- Pédiatre traitant
- Psychologue clinicien
- Professionnels de la PMI
- Éducateurs de jeunes enfants
L’angoisse de séparation enfant est une étape saine témoignant de votre lien fort. Pour apaiser vos matins, privilégiez un rituel court, nommez ses émotions et confiez-lui son doudou sans jamais partir en cachette. Dès ce soir, préparez sereinement demain avec une histoire personnalisée dont il est le héros courageux.
FAQ
Est-ce normal que mon enfant pleure autant dès que je le quitte le matin ?
Rassurez-vous, ces larmes sont tout à fait normales et ne sont en aucun cas le signe d’un échec de votre part. Entre 8 et 18 mois, votre enfant traverse une étape clé de son développement : il commence à comprendre qu’il est une personne distincte de vous, mais n’a pas encore acquis la « permanence de l’objet ». Pour lui, si vous n’êtes plus dans son champ de vision, il ne sait pas encore avec certitude que vous continuez d’exister et que vous allez revenir.
Ces pleurs témoignent en réalité de la solidité de votre lien affectif. Votre petit exprime simplement son besoin de sécurité auprès de sa figure d’attachement principale. C’est une phase de maturation cérébrale saine qui, avec votre accompagnement bienveillant, l’aidera à gagner en autonomie au fil des mois.
Comment puis-je aider mon enfant à mieux vivre la séparation à la crèche ou chez la nounou ?
Le secret réside dans la mise en place d’un rituel d’au revoir court, prévisible et honnête. Un départ qui s’éternise ou des hésitations de votre part peuvent augmenter l’anxiété de votre enfant. Privilégiez un câlin, un bisou et une phrase claire comme : « Je vais travailler et je reviens te chercher après le goûter ». Utiliser des repères concrets liés à sa journée l’aide à se situer dans le temps bien mieux que des horaires précis.
Il est également essentiel de ne jamais partir en cachette. Même si cela semble éviter une crise immédiate, cela brise la confiance de votre enfant et aggrave son sentiment d’insécurité. Enfin, n’hésitez pas à nommer son émotion sans la nier : dire « Je vois que tu es triste que je parte » valide son ressenti et l’aide à s’apaiser plus rapidement.
Quel est le rôle du doudou lors de ces moments difficiles ?
Le doudou, ou objet transitionnel, agit comme un véritable pont affectif entre votre maison et le lieu de garde. Imprégné de votre odeur et de celle de son environnement familier, il apporte une réassurance sensorielle immédiate et aide à réduire le stress de votre enfant. C’est un substitut symbolique de votre présence qui lui permet de s’auto-apaiser durant votre absence.
Vous pouvez même donner une « mission » au doudou, comme celle de veiller sur votre petit jusqu’à votre retour. Veillez à ce que cet objet soit toujours accessible, surtout lors des moments de fatigue ou de tristesse, et ne le retirez jamais en guise de punition, car il est un outil de régulation émotionnelle indispensable à cet âge.
Comment une histoire personnalisée peut-elle faciliter le départ du lendemain ?
Proposer une histoire personnalisée le soir au coucher est un geste concret qui prépare doucement l’enfant à la séparation du lendemain. En devenant le héros d’un récit où il réussit sa journée et retrouve ses parents avec joie, votre enfant peut visualiser la situation de manière positive et sécurisante. L’identification au personnage lui permet d’intégrer les étapes de la séparation et des retrouvailles dans un cadre calme et complice.
La répétition de cette histoire soir après soir crée un schéma familier qui diminue l’appréhension de l’inconnu. C’est un moment de connexion profonde qui remplit son réservoir affectif avant la nuit et transforme une source d’angoisse en une aventure maîtrisée dont il connaît déjà la fin heureuse.
Quand faut-il s’inquiéter et consulter un spécialiste pour ces difficultés de séparation ?
Si malgré la mise en place de rituels et d’un accompagnement bienveillant, les pleurs intenses persistent au-delà de quatre semaines, il peut être utile de solliciter un avis professionnel. Soyez attentifs si votre enfant semble prostré toute la journée, refuse de jouer ou de s’alimenter durablement sur son lieu de garde, ou s’il manifeste des signes physiques persistants comme des maux de ventre ou des troubles du sommeil importants.
Votre pédiatre est votre premier interlocuteur pour écarter toute cause physique. Un psychologue spécialisé peut également vous aider, en quelques séances, à dénouer des blocages émotionnels et à apaiser le climat familial. Demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse, mais une démarche positive pour retrouver une sérénité matinale.
angoisse-separation
Le matin, Milo a les pieds tout lourds.
Il est assis sur son lit, les bras croisés, en regardant ses chaussures. Demain, l’école, d’accord… mais pas tout de suite !

Devant le grand portail de l’école, les jambes de Milo s’arrêtent net.
Son cœur bat fort, fort, fort. Et si sa maman disparaissait pour toujours derrière cette grande porte ?

Milo serre les yeux pour ne pas pleurer. C’est alors qu’un petit moineau se pose sur le muret à côté de lui.
Chic-chic ! fait l’oiseau en inclinant la tête.

Milo renifle et tourne la tête. Il n’a pas le temps de jouer avec les oiseaux, il veut juste que sa maman reste avec lui.
Tu le vois, le petit escargot accroché tout en bas du mur ?

L’oiseau s’envole un court instant, puis revient avec une petite feuille jaune dans son bec.
Il la dépose délicatement sur la chaussure de Milo. Milo a les pieds tout lourds, mais la petite feuille est très légère.

Un tout petit sourire éclaire le visage de Milo. Il ramasse la feuille.
L’oiseau est parti chercher un trésor pour lui, mais il est revenu aussitôt.

Milo regarde sa maman. Tout comme le moineau qui revient toujours sur son muret…
…sa maman reviendra toujours le chercher à la fin de la journée.

Milo serre fort la main de sa maman et lui fait un énorme câlin.
Avec son doigt, il dessine un petit cœur invisible dans sa paume pour pouvoir l’emporter partout.

La porte de la classe s’ouvre. Milo entre d’un pas décidé, serre fort son poing magique et s’écrie :
« Au revoir maman, à tout à l’heure ! »

Installé sur le tapis, Milo montre son secret à son nouveau copain et commence à construire une grande tour de cubes.
Milo a les pieds légers comme un oiseau qui s’envole.

Câlin ! C’est déjà l’heure de la sortie.
La porte s’ouvre en grand et Milo court vers sa maman avec un magnifique dessin de moineau dans les mains.

Le soir venu, bien au chaud dans son lit, Milo prépare déjà son cœur pour l’école du lendemain.
Fais de beaux rêves, Milo.

angoisse-separation
Nina rangeait son petit doudou dans son cartable tout neuf. C’était le matin, l’heure de partir à l’école.
Elle aimait sa chambre, ses jouets et sa maman. « Le matin s’en va, le soir revient », murmurait doucement sa maman pour la rassurer.

Mais la grande porte rouge de l’école était là, tout près. Le cœur de Nina se mit à battre fort, boum, boum, boum, contre sa poitrine.
Les autres enfants entraient en riant, mais les pieds de Nina semblaient collés au sol. Elle serra la main de sa maman encore plus fort.

Nina refusait d’avancer. Elle serrait les dents pour ne pas pleurer.
Soudain, une petite tête brillante sortit du cartable. « Coucou ! » fit une voix minuscule. C’était un petit escargot à la coquille bleue.

L’escargot la regarda avec de grands yeux ronds. « Moi aussi, j’ai peur quand je sors de ma coquille, tu sais », chuchota-t-il.
Nina retint son souffle. Elle se sentait comprise pour la première fois. « Le matin s’en va, le soir revient », répéta Pipo.

Pipo sortit un tout petit peu plus, puis avança d’un minuscule pas, lentement mais sûrement.
Malgré son chagrin, un petit sourire dessina les lèvres de Nina. « Tu vois, on y va pas à pas », dit l’escargot.

Une petite larme roula quand même sur sa joue. Elle n’était pas tout à fait prête.
Alors, Pipo lui glissa un secret à l’oreille. « Tu as le droit d’avoir peur, mais j’ai une idée magique pour ton cœur. »

Pipo lui montra comment faire. « Attrape un bisou de ta maman et range-le bien au chaud dans ta poche ! »
Nina prit une grande inspiration. Elle souffla fort comme un dragon pour chasser le gros nuage gris dans sa tête : fffouuu !

Nina fit un premier pas vers la maîtresse qui souriait sur le seuil. Pipo se blottit bien au chaud dans la poche de son manteau.
Allait-elle réussir à dire le mot magique sans pleurer ?

Nina se retourna une dernière fois, fit un grand signe de la main et cria d’une voix claire : « À ce soir ! »
Le matin s’en allait, et elle savait déjà que le soir reviendrait.

Sa maman lui envoya un dernier bisou attrapé au vol et posé sur sa joue.
Nina entra dans la classe la tête haute. Pipo poussa un petit soupir de contentement bien caché.

Dans la classe, Nina s’installa avec les grands blocs de construction colorés. Elle montra même la poche de son manteau à un nouveau copain.
« Devine ce que j’ai dedans ? » chuchota-t-elle en riant.

Le soir était enfin là. Nina retrouva sa maman avec un grand câlin serré.
Elle mit la main dans sa poche et sortit son trésor. « Regarde maman, ton bisou est resté là toute la journée… »
Et toi, quel secret tu gardes dans ta poche pour demain ?

